En cœur de ville, la parcelle communale de la Croix de Bures échappe aux aménagements classiques. Cet espace boisé d’environ 11 000 m2, laissé en libre évolution, abrite une zone humide préservée. Un équilibre fragile, au cœur d’un projet en réflexion.
Au premier regard, la Croix de Bures passe presque inaperçue. Derrière les arbres et la végétation, ce terrain communal sans allées ni équipements constitue pourtant un espace naturel rare en cœur de ville. Longtemps entretenu par l’association Les Herbes Sauvages, le site fait depuis l’objet d’un entretien assuré par les services municipaux.
Un site à forts enjeux écologiques
Deux diagnostics ont confirmé son intérêt écologique.
En 2020, un inventaire faune a révélé la présence du triton palmé, espèce sensible des milieux humides, conduisant à identifier la mare comme un élément à préserver.
En 2022, un diagnostic arboricole a permis d’évaluer la diversité et l’état des arbres. Certains présentant un risque ont été abattus en 2024, exclusivement pour des raisons de sécurité. Les souches et bois morts ont été laissés sur site et les arbres à cavité intouchés afin de favoriser les micro-habitats pour plus de biodiversité.
Un enjeu hydraulique à traiter
La Croix de Bures joue également un rôle dans la circulation de l’eau. Le ru de Mondétour et un réseau d’eaux pluviales convergent vers la parcelle, où l’eau s’accumule dans un point bas avant d’être redirigée vers une canalisation. Cette configuration entraîne des infiltrations répétées dans les sous-sols de la résidence voisine.
En 2025, la ville a lancé une étude préalable, confiée à une équipe associant paysagiste et écologue. L’objectif est d’identifier des aménagements compatibles avec les enjeux écologiques et hydrauliques du site.
Plusieurs pistes sont à l’étude : améliorer la gestion des eaux pluviales, préserver le potentiel écologique du site, restaurer les zones humides sur la partie haute de la parcelle pour limiter l’accumulation en zone basse et envisager pour les enfants des écoles de la ville des aménagements légers à vocation pédagogique (cheminement sur pilotis, panneaux…).
Aucune ouverture permanente ou fréquentation intensive n’est prévue.
La ville a également déposé sa candidature à l’appel à manifestation d’intérêt « Retour de la nature en ville », porté par Île-de-France Nature. Ce projet a permis d’obtenir une subvention pour la phase d’étude, avec la possibilité d’un nouvel accompagnement lors des travaux.