Le centenaire de la Première Guerre Mondiale est l’occasion pour la ville, de vous proposer, au travers d’une exposition, des temps de rencontre, d’échange, de partage de souvenirs. C’est le moyen de se remémorer ou de découvrir un temps où Orsay a vu une partie de ses hommes partir en Guerre.

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ENFANT FEMMEL’exposition sera ouverte au public à la Bouvêche du 5 au 17 novembre et évoquera de nombreuses facettes de la Grande Guerre. Grâce à la Grande collecte d’Orsay de 2014 à laquelle vous avez été nombreux à participer, une sélection de (vos) souvenirs (photos, objets, lettres) y seront présentés.

Les archives communales partageront également des projets et plans du Monument aux morts, des avis de mobilisation, des documents civils ou militaires. L’exposition départementale racontera, enfin, les relations entre les acteurs du conflit et nous éclairera sur une période méconnue d’Orsay, qui ne fût pas épargnée par la guerre. Trois conférences auront lieu détaillant l’Histoire des conflits franco-allemands, le rôle de la scientifique Marie Curie mais aussi le quotidien des Orcéens pendant cette période. Parmi les histoires insolites, l’Association Philatélique d’Orsay présentera à travers des timbres et des cartes postales d’époque les « Poilus d’Alaska », l’épopée de 436 chiens de traîneaux partis d’Alaska pour rejoindre le front des Vosges en 1915.

Cette commémoration sera enfin l’occasion de mettre en lumière le travail de nos associations qui oeuvrent pour que survivent les souvenirs comme par exemple, le COMITÉ D'HISTOIRE LOCALE ET DES ENVIRONS (CHLOE) et son dossier « Aux soldats d’Orsay, morts pour la France durant la guerre de 1914-1918 » ; mais aussi le CLUB DE GENEALOGIE (CGO) qui en collaboration avec les archives de la ville a créé la page « poilus d’Orsay ». Cette page retrace l’histoire de combattants orcéens, comme Stanislas Norbert Marius Volpini tué lors de la bataille de Verdun, ou Gabriel Emile Buisson mort au combat quelques jours avant le cessez-le-feu. En novembre, toute la ville se mobilise pour la mémoire de la Grande Guerre.


La grande collecte 2018 revient !

1er étage de la Bouvêche

MEDAILLEEn novembre 2014, le service des Archives de la ville a participé à la collecte de documents familiaux relatifs à la Guerre de 14-18, organisée par les Archives nationales. Parmi les documents répertoriés, seront exposés photos, objets, correspondances... Autant de souvenirs que vous, Orcéens, nous accordez de partager au plus grand nombre.

L’occasion de rendre hommage à ces soldats, à qui l’on redonne vie à travers la mémoire de la ville.

Avec le souhait que ces documents suscitent des vocations, des recherches, des passions historiques, nous avons espoir que cette exposition permette la mise en commun d’autres apports de documents pour conserver la mémoire d’un con it centenaire qui part avec ceux qui l’ont vécu.

Venez remettre vos souvenirs familiaux à l’accueil de l’exposition ou directement au service des archives, pendant les horaires d’ouverture !

L'exposition départementale

1er étage de la Bouvêche

Ouverture au public du 5 au 17 novembre  - les mercredis, jeudis, vendredis, de 16h à 19h
Les samedis et dimanches de 14h à 19h

Loin des premières lignes, loin dans nos mémoires et pourtant si proche dans l’intimité des familles, la Guerre de 14-18 a profondément marqué le territoire de l’actuelle Essonne.

LETTRE

En 1914, le département de l’Essonne n’existait pas, la Seine-et-Oise d’alors, du fait de sa position géographique assez proche de la capitale et du front, s’est trouvée impliquée dans le con it par la mobilisation des hommes, la réquisition des ressources économiques, l’implantation d’hôpitaux et de centres de préparation militaire.

Loin des premières lignes, loin dans nos mémoires et pourtant si proche dans l’intimité des familles.

Cette exposition évoque les relations entre l’arrière ligne et le Front, les civils et les militaires, les hommes et les femmes, les réfugiés et les populations locales : elle nous éclaire sur une période méconnue de l’histoire de notre territoire, souvent imaginé comme ayant été peu touché par la Grande Guerre.

Les archives communales

1er étage de la Bouvêche

Découvrez tout ce qui a permis aux historiens de la ville de travailler sur les Poilus d’Orsay : projet et plans du Monument aux morts, avis de mobilisation et de décès, courriers, registres d’étatcivil accessibles au public, recensements de population, séances du conseil municipal, budgets, interventions du Maire de l’époque M. Lapostolle, commémorations, archives militaires....

Découvrez tout ce qui a permis aux historiens de la ville de travailler sur les Poilus d’Orsay.

Les trois conférences

Rez-de-chaussée de la Bouvêche

Réservation conseillée sur place ou auprès du SERVICE ARCHIVES (nombre de places limitées à 50)

Samedi 10 novembre | 16h Projection du film « Nom de code : Poilus d’Alaska »
De M. Jampolsky, D. Duhant et M. Pitiot 90’ (Bonne Pioche productions, 2011)
Retour sur l’épopée sur le front des Vosges en 1915 lors de laquelle, pour aider l’armée française, trois hommes sont allés chercher 436 chiens de traîneaux en Alaska... Ramenés en France, ils permirent la victoire sur le front ! Rez-de-chaussée de la Bouvêche

Samedi 10 novembre
« Fin du Centenaire 14-18, comment conclure ? » | 14h
Hans Herth, sociologue, propose d’éclairer nos rapports con ictuels passés avec l’Allemagne, dans une perspective plus large, à la fois sociologique et dans l’histoire longue de nos deux nations initialement soeurs, trop souvent frères ennemis.

Samedi 17 novembre
« Marie et Irène Curie, deux femmes sur le Front » | 14h
Monique Bordry, ancienne directrice du Musée Curie, vous parlera de Marie Curie qui, accompagnée de sa fille et de femmes bénévoles, équipera une vingtaine de voitures radiologiques et plus de 200 postes fixes. Pendant la guerre, plus d’un million de soldats seront secourus grâce à leurs appareils radiologiques.

« Les sources d’archives sur la vie quotidienne à Orsay pendant la Première Guerre Mondiale » | 16h
Dominique Bassière, responsable des archives historiques, notariales et communales, aux archives départementales, évoquera Orsay, une commune éloignée du Front où, malgré l’absence d’une partie des hommes, la vie continue coûte que coûte.

Les associations partenaires présentes

ASSOCIATION PHILATÉLIQUE D\'ORSAY (APO) présentera son travail sur les différents fronts de la Première Guerre mondiale ainsi que le film « Nom de code : Poilus d’Alaska »

Le COMITÉ D'HISTOIRE LOCALE ET DES ENVIRONS(CHLOE) vous présentera « Aux soldats d’Orsay, morts pour la France durant la guerre de 1914-1918 », un dossier réalisé en 2004 par André Pascal, membre de l’association. Un travail qui servira de base à toutes les recherches entreprises depuis.

Le CLUB DE GENEALOGIE (CGO) présente les parcours de soldats nés à Orsay en 1891, et donc de la Classe 1911. Des destins qui illustrent l’histoire, souvent tragique, de nombreux Poilus. Ces tranches de vie ont été reconstituées à partir d’archives, depuis leurs matricules individuelles et celles de leurs régiments. Cinq d’entre eux sont morts pendant la guerre, ou de ses suites, et ont le titre de « Morts pour la France ».


Le Club de Généalogie d’Orsay rend hommage aux Poilus d’Orsay de la Classe 1911

Pourquoi la Classe 1911 ? Le service militaire était alors de 3 ans et nos soldats, au moment où ils s’attendaient à être libérés, sont rentrés dans le conflit en aout 1914. Ils ont ainsi connu, pour ceux qui sont allés jusqu’à la fin de la guerre, la plus longue période sans interruption sous les drapeaux, près de sept ans.

Les parcours militaires des onze jeunes gens nés à Orsay en 1891 et qui y vivaient encore, ou dans la région, en 1911 ont donc été reconstitués à partir d’archives, depuis leurs fiches matricules individuelles et celles de leurs régiments (JMO). Cinq d’entre eux sont morts pendant la guerre ou de ses suites et ont le titre de « Morts pour la France ».

Nous vous livrons un synopsis de ces onze destins différents qui illustrent l’histoire, souvent tragique, de nombreux Poilus. Vous pourrez avoir de plus larges explications sur nos valeureux combattants en nous rendant visite à l’exposition consacrée au centenaire de la Grande guerre organisée par la mairie d’Orsay du 5 au 17 novembre à La Bouveche.

  • Albert Clément Agassant, jardinier. Artilleur dans l’Armée française d’Orient. Après l’armistice, il fait partie des troupes françaises d’occupation en Hongrie où il meurt emporté par l’épidémie de grippe espagnole, en décembre 1918, quelques semaines après la fin de la guerre.                                                   
  • Auguste Alfred Beaudoin, maçon. Fantassin. Il est fait prisonnier en mai 1916 pendant la bataille de Verdun. Libéré, il est rapatrié d’Allemagne en décembre 1916 par échange de prisonniers. Il repart au front, après 45 jours de permission. Il est blessé par éclat d’obus.                                                                         
  • André Ernest Bouquin, serrurier. Artilleur. Il est blessé par éclat d’obus à Fismes en mai 1918, durant la bataille de l’Aisne proche du Chemin des Dames.                                                                                                             
  • Charles Henri Charpentier, comptable. Il est sergent dans un régiment du génie. Ces régiments sont au plus près des combats et interviennent pour de nombreuses missions telles que creusement de tranchées, construction de ponts provisoires et destruction d’ouvrages ennemis.                                        
  • Charles Albert Doucet, serrurier et mécanicien. Artilleur puis mécanicien dans un groupe d’aviation, il est blessé à trois reprises par éclats d’obus en mai et décembre 1915 puis en avril 1917.               
  • Charles Mathias Gouazou, cocher. Fantassin. Il est tué au combat au début de la guerre, en septembre 1914, pendant la bataille de la Marne.                                                                                                      
  • Yves Marie Le Gloan, carrier et mineur. Fantassin. Il est tué au combat en juin 1915 durant la bataille d’Artois à Neuville-Saint-Vaast.  
  • Louis René Le Roux, garçon de bureau. Fantassin. Il est blessé par balle et éclats d’obus en septembre 1914 et septembre 1918.                                                                                                                                                   
  • Louis Alexis Paul Picard, encaisseur. Il est réformé pour raison de santé en 1912. Son cas est de nouveau réexaminé en 1913, 1914 et 1917. L’armée ayant de plus en plus besoin d’hommes, de nombreux réformés finirent par être envoyés au front ; ce ne fut pas son cas.                                                         
  • Elie Adrien Putin, couvreur. Fantassin. Il est tué au combat en juin 1915 durant la bataille d’Artois (il était dans le même régiment qu’Yves Marie Le Gloan ; il est tué 6 jours après ce dernier et dans la même localité à Neuville-Saint-Vaast).                                                                                                                                   
  • René Gaston Relland, cultivateur. Caporal, mitrailleur dans le même régiment qu’Yves Marie Le Gloan et Elie Adrien Putin, le 74e régiment d’infanterie. Il meurt en mai 1916, des suites des blessures reçues deux jours auparavant à la bataille de Verdun.

SAISON CULTURELLE 2018/2019

carnet saison 2018

Orsay Mag'

magazin novembre2018

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Vendredi16NovembreSemaine 46 | MargueriteGPremier quartier

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